Manifeste pour la parité en politique

Le gouvernement a impulsé avec volontarisme, en 2017, l’égalité entre les femmes et les hommes grande cause nationale du quinquennat.

Les avancées sont réelles, mais le chemin reste long et il reste des batailles à mener. Notamment en politique, car si la parité progresse au sein du monde politique, il reste encore beaucoup à faire. Après deux lois sur la parité dans le monde politique, accouchées dans la douleur, 38,7 % des députés à l’Assemblée sont des femmes ; au Sénat, elles sont 32 % ; 5 présidences de région sur 18 sont dévolues au femmes.

Comment ne pas s’alarmer quand les grands partis politiques font de la parité une variable d’ajustement et se défaussent sur l’opinion publique, jamais prête selon eux ? Pourtant, la France, c’est aussi cette nation féminine (53 % du corps électoral) qui doit maintenant trouver droit de cité dans les urnes.

Il faut réagir vite, et « Les Marianne de la diversité » ne resteront pas inactives. Le renouvellement de notre classe politique et notamment sa féminisation sont aujourd’hui une nécessité si nous voulons écouter et respecter la parole de nos concitoyens. 

C’est pourquoi nous avons rédigé un manifeste de 7 propositions que nous vous invitons à signer.

>>> Signer la pétition sur Change.org <<<

Invitation : colloque « La place des femmes et de la diversité : un enjeu démocratique » à l’Assemblée nationale le 15 mars 2022

Les Marianne de la diversité organisent le 15 mars 2022 à l’Assemblée nationale un colloque sur la place de la femme et de la diversité, autour de deux tables rondes et de l’éclairage de femmes et d’hommes inspirants, engagés dans le monde politique, entrepreneurial ou associatif.

Une décennie après la loi Copé-Zimmerman, où en est-on dans les CODIR, COMEX des grandes entreprises et autres instances dirigeantes ? Cette nouvelle gouvernance est-elle facteur de progrès, d’efficacité et d’innovation ? Quelles sont les résistances et comment y remédier ?

Comment faire reculer le sexisme et les préjugés dans les médias ? Comment instaurer de bonnes pratiques pour qu’il ne reste pas le champ exclusif d’un pouvoir dominé par les hommes ? Comment parvenir à un cinéma et un audio-visuel moins mâles et moins pâles ? 

>>> Inscription obligatoire (entrée gratuite), cliquez ici <<<

Attention : le pass vaccinal sera demandé à l’entrée de l’Assemblée nationale
Les informations demandées lors de l’inscription sont nécessaires pour le contrôle d’entrée

Retrouvez ci-dessous le programme (cliquez sur « Suivant » pour accéder au détail)

Rencontre avec Nadia Hai, ministre déléguée chargée de la Ville

Notre association a eu le plaisir de rencontrer le 16 décembre Nadia Hai, ministre déléguée auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargée de la Ville. Cette échange a été chaleureux et constructif, durant lequel il fut beaucoup question des femmes des quartiers populaires.

Nadia Hai a salué le travail entrepris par les Marianne de la diversité et souhaité que nous rejoignons son dispositif « Gilets roses » dédié aux femmes des quartiers populaires. Ce dispositif aura pour vocation de soutenir les collectifs de femmes des quartiers, souvent constitués de mères de familles, qui effectuent des missions de médiation.

Intervention au colloque « Diversité, parité et vie politique »

Au nom des Marianne de la diversité, je suis intervenue ce 15 décembre 2021 au colloque « Diversité, parité et vie politique » au musée de l’Homme,  pour évoquer la mémoire de l’écrivaine franco-algérienne Assia Djebar, 1ère femme issue du Maghreb  élue à l’académie française en 2005. 

La table-ronde était animée par Naima Yahi et Fréderic Callens, toujours bienveillants et attentifs. Laurent Kupferman a évoqué avec passion notre chère Joséphine Baker, femme libre et fraternelle.

Notre jeunesse a besoin d’identifications positives avec ces parcours de femmes et d’hommes, venus d’ailleurs qui font rayonner la France. J’ai pu y découvrir l’exposition magnifique « Portraits de France » du groupe de recherche Achac qui nous redit de façon éclatante que la France est riche de sa diversité qui rayonne dans le monde. Merci aux deux commissaires Yvan Gastaut et Aurélie Fauret Clemente-Ruiz ainsi qu’à Pascal Blanchard qui démontrent de façon incontestable que ces portraits sont un trésor pour notre patrimoine mémoriel.

Cette exposition et ce colloque ont été soutenus par Nadia Hai et Elisabeth Moreno.

Fadila Mehal, Présidente fondatrice des Marianne de la diversité

Rencontre avec l’UEJF

Grandes retrouvailles à Paris, avec l’union des étudiants juifs (UEJF) pour fêter le départ d’Orly Cohen-Lugassy qui a porté à bout de bras le dispositif Co-existe, un travail de médiation dans les quartiers populaires pour déconstruire les préjugés antisémites et raciaux. Ce dispositif que nous avons accompagné dès sa création en 2005 avec le club convergences présidé par Amar Dib puis avec les Marianne de la diversité.

Que de souvenirs, le voyage en Pologne pour découvrir le ghetto de Varsovie, le camp de Treblinka, juifs, musulmans unis et recueillis dans cette mémoire douloureuse. Tout le monde était au rendez-vous pour honorer le travail d’Orly, cheville ouvrière de ce dispositif accompagné par la sociologue Joelle Bordet et la psychanalyste Judith Cohen-Solal. Le souvenir de Bornia Tarall aussi qui a été avec les Marianne de la diversité l’interface de ces médiations inédites. Les anciens présidents de l’UEJF étaient là aussi, Yonathan Arfi (2003-2005), Raphaël Haddad (2007-2009), Arielle Schwab (2009-2011), Jonathan Hayoun (2011-2013), Sacha Reingewirtz (2013-2016), Sacha Ghozlan (2016-2019), Noémie Madar (2019-2021) et enfin Samuel Lejoyeux (2021), le président actuel. 

Fadila Mehal, présente dès 2005 avec les Marianne de la diversité, a rappelé combien ces médiations étaient utiles à l’heure du péril antisémite et raciste. Dominique Sopo, président de SOS racisme, a lui aussi mis en garde contre ces temps incertains où le racisme doit être combattu de toutes nos forces.

Article publié le 25 novembre 2021

Fausse couche : une épreuve, pas une honte

La fausse couche est une épreuve pour toutes les femmes qui la subissent, mais ce n’est pas une HONTE.

Merci à Marlène Schiappa de rappeler, par son témoignage, qu’il ne faut pas transformer cette souffrance en double peine. Les Marianne de la diversité s’associent à cette pétition.

La fausse couche, la maladie, moment de fragilité pour les femmes ne doivent pas être des occasions de les marginaliser et de les stigmatiser.


Tribune publiée dans Femme actuelle le 10/11/2021 (suivre ce lien)

Dimanche soir, l’émission Une ambition intime a fait le portrait de cinq femmes publiques engagées en politique. L’une d’elle s’est alors confiée sur une épreuve personnelle traversée récemment, et qui demeure encore tabou dans notre société. Cette femme, c’est Marlène Schiappa, Ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, en charge de la Citoyenneté. Elle a expliqué à Karine Le Marchand la raison qui l’avait poussée à retarder l’enregistrement de l’émission : elle était alors enceinte et a fait fausse couche.

Pour la première fois, une ministre en exercice a ainsi parlé publiquement de sa fausse couche. Comme l’ont fait d’autres femmes publiques dans d’autres pays du monde, de Michelle Obama à Meghan Markle ou encore Courtney Cox, c’est une manière de briser le tabou de la grossesse qui ne se mène pas à terme. Par sa prise de parole publique et digne, la ministre contribue à lever l’omerta qui existe encore en France sur ce sujet crucial de la vie des femmes.

Chaque année dans le monde, 15% à 20% des grossesses se terminent en fausse couche. Certains disent que cela concerne une Française sur 5 au cours de sa vie tant le phénomène est sous-évalué. Autrement dit, chaque année ce sont vingt-trois millions de femmes qui vivent un deuil personnel pour lequel l’écoute de la société et du monde médical demeure trop souvent inadaptée.

Mais dans la majorité des cas, on ne nous donnera que très peu d’éléments, nous laissant dans le brouillard de milliers de petites culpabilités –  » et si j’avais eu tort d’avoir fait ceci, d’avoir mangé cela, d’avoir vu une telle, d’avoir travaillé, d’avoir couru, d’avoir conduit ? « 

Trop souvent, les convenances nous obligent ensuite à vivre cette perte dans le silence. Nous devrions pourtant pouvoir en parler, mais aussi être comprises et soutenues, même au travail ! Comme souvent quand cela concerne la santé ou le corps des femmes, un lourd silence s’installe. Pourquoi prétendre être malade ? Il faut briser ces tabous, ne plus se charger de culpabilité, et réclamer ce qui est normal et indispensable à notre bien-être. Il s’agit de notre santé, de notre charge mentale, de notre légitimité, de la conciliation de notre vie personnelle, de notre vie sociale et de notre vie professionnelle.

Oui, nous, femmes qui avons vécu une ou des fausses couches, réclamons le droit de pouvoir le dire. Nous demandons à nos patrons, nos clients, nos collègues… empathie, compréhension et soutien face au temps dont nous avons besoin physiquement et émotionnellement. Aucune femme ne devrait avoir honte ou dissimuler la perte de son futur bébé. Nous ne voulons plus nous cacher.

Face à Karine Le Marchand, Marlène Schiappa a expliqué s’en être ouverte au Premier Ministre et au Ministre de l’Intérieur et avoir reçu un accueil très bienveillant de leur part. Puisque le Premier Ministre a su trouver les mots, tous les employeurs de France devraient pouvoir le faire également !

Nous disons à toutes les femmes, Ministre ou non, qu’elles sont légitimes à en parler et à le faire savoir, qu’il n’y a rien de honteux ou de coupable à cela, et qu’elles peuvent demander le soutien dont elles ont besoin pour faire leur deuil et traverser cette épreuve dans la solidarité.

  • Alexandra Louis, députée des Bouches-du-Rhône
  • Amélie Challeat, mum/influenceuse et fondatrice de la marque solidaire « Allez l’amour »
  • Amélie Coulon, créatrice de la marque Tziganette
  • Anaïs Lunet , co-gérante d’un Tiers Lieux / Accompagne le changement
  • Angèle Cazes, ingénieure et productrice
  • Anissa Mekrabech, entrepreneure et créatrice du masque inclusif
  • Anne Pourbaix, entrepreneure et fondatrice de l’agence Api-RP
  • Ariane Bordier, comédienne, autrice et professeure de yoga
  • Armèle Portelli, artiste et enseignante
  • Assia Benziane, Maire adjointe aux Droits des Femmes
  • Audrey Lebeau-Livé, responsable associative
  • Aurelie Giot, mannequin « plus size »
  • Béatrice Knoepfler, directrice de communication éditoriale
  • Betty Van Aken, porteuse de la pétition « Pour que nos enfants ne disparaissent pas »
  • Catherine Hertault, présidente de l’association Sept Arts et Plus
  • Catherine Marchand, médecin généraliste et de prévention
  • Christel Niquille, entrepreneure et créatrice de Mum To Be Party
  • Chrysoula Zacharopoulou, députée européenne et médecin gynécologue
  • Claire Ferraci, organisatrice d’événements autour de la sexualité bienveillante et militante féministe LGBTQIA+
  • Cynthia Brown, chanteuse et coach sportive
  • Dalie Ella Torres, commerciale / Miss Ronde
  • Diaryatou Bah, fondatrice de l’association Espoirs et Combats des femmes contre l’excision et les violences faites aux femmes
  • Djamilla Schafter, présidente d’Entr’Elles & Eux
  • Elsa Wolinski, autrice, journaliste et créatrice de la marque solidaire Sisterhood by Wolinski
  • Fanta Beret, conseillère d’arrondissement, Paris 15ème
  • Fadila Mehal, présidente des Mariannes de la diversité
  • Fatima Massau, conseillère régionale des Hauts de France
  • Flora Coquerel, mannequin et présentatrice TV
  • Florence de Massol, conseillère d’arrondissement Paris 20ème
  • Goretty Ferreira, fondatrice de L’Agence pour l’Entreprenariat Féminin
  • Isabelle Duvert, consultante en marketing d’influence
  • Isabelle Gillette-Faye, sociologue experte et directrice générale du GAMS
  • Karen Prosnier, photographe et hôtesse de l’air
  • Khansaa Belkasseh, pharmacienne
  • Laure-Alice Bouvier, avocate
  • Laurie Cholewa, productrice, journaliste et animatrice
  • Marilyne Kairo, entrepreneure et fondatrice du site Securange
  • Mathilde Lemiesle, autrice de BD
  • Muriel Ighmouracène, autrice
  • Nathalie De Courcy, entrepreneure
  • Olivia Moore, humoriste et autrice
  • Ophélie Bourgeois, agricultrice et créatrice de contenu
  • Prescillia Amani, responsable communication de l’Association Égalité Ensemble
  • Rachel Kahn, actrice, écrivaine et juriste
  • Rachel Trapani, comédienne, animatrice TV et chroniqueuse
  • Ramata Kapo, présidente de l’association Excision Parlons-en
  • Sandrine Combettes, enseignante en dispositif ULIS
  • Sandrine Gaël Nkouoh, militante associative pour les droits des enfants
  • Sarah Izbornicki, marketing manager Netflix
  • Valérie Dupin, co-fondatrice de l’association Doulas de France
  • Véronique Cayol, gynécologue-obstétricienne, spécialisée en physiologie de la reproduction et autrice d’un mémoire sur les FCS à répétition
  • Violette Salanon, conseillère municipale de Villeneuve d’Ascq
  • Virginie Delalande, avocate et fondatrice de Handicapower

La diversité à l’honneur

La diversité à l’honneur ! La franco-béninoise Marie Cécile Zinsou vient d’être nommée par Emmanuel Macron présidente du conseil d’administration de la prestigieuse Villa Medicis de Rome.
Passionnée d’histoire de l’art,  en France et en Angleterre, elle a créé à Cotonou en 2005, la fondation Zinsou.

Les Marianne de la diversité saluent cette nomination.

Publié le 30/10/2021